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 L'Université populaire de yo té pou nou sé

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Paco
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MessageSujet: L'Université populaire de yo té pou nou sé   Dim 13 Jan - 23:21

YO TÉ POU NOU SÉ
Vous présente
«Lékol a nou sé»
L’Université populaire de yo té pou nou sé
Du 4 Décembre 2007 au 13 mai 2008
Au bik kréol de Beausoleil
Zone artisanale de Baie-Mahault.


Module 1 : XVIIème siècle, Jean (B) BARFLEUR

Mardi 4 décembre :
àCOURS (18h30-20h30)
Mardi 11 décembre :
àEvaluation-Correction-Débat(18h30-20h30)
La vision amérindienne de la colonisation européenne des Petites Antilles (1620-1660).
« Ki zyé Mérendyen ka voyé asi Ewopéyen ka varé tililèt a lé Zanti ( 1620-1660) »

Module 2 : XVIIIème siècle, Jean-pierre SAINTON

Mardi 8 janvier :
àCOURS (18h30-20h30)
Mardi 15 janvier : Evaluation-Correction-Débat (18h30-20h30)

Le travail sur l’habitation sucrerie du temps de l’esclavage en Guadeloupe (XVIIIe siècle)
« Jouk asi bitasyon a sik, an tan a lèsklavaj asi tè Gwadloup ( XVIIIe siek) »

Module 3 : XIXème siècle, Georges LAWSON-BODY

Samedi 26 janvier :
àCOURS (9h-12h)
Samedi 9 février :
àEvaluation-Correction-Débat (9h-12h)
« Processus de socialisation des nouveaux libres dans la 2ème moitié du XIXème siècle ».
« Ki jan sé Nouvo Lib la, ka fè plas a yo an sosyété-la, an dézyenm moso a XIXe syèk-la? »


Module 4 : XXème siècle, Claude HOTON
Mardi 19 février :
àCOURS (18h30-20h30)
Mardi 26 février :
à Evaluation-Correction-Débat (18h30-20h30)
La pensée politique d’Achille-René BOISNEUF, archaïsme ou modernité ?
«Pansé politik a Achil Rèné Bwanef : i rasi oben i fwé? »

Module 5 : XXème siècle, Eliane SEMPAIRE-ETIENNE
Mardi 4 Mars :
à COURS (18h30-20h30)
Mardi 11 mars :
à Evaluation-Correction-Débat (18h30-20h30)
Les Antilles françaises pendant le second conflit mondial : Contexte caribéen, américain et français.
« Lé Zanti fwansé pannan lagè trant-nèf. Sitiyasyon a yo avè la Karayib, Lamérik é la Fwans »

Module 6 : XXème siècle, Lydia BARFLEUR-LANCREROT
Mardi 8 avril :
à COURS (18h30-20h30)
Mardi 15 avril :
à Evaluation-Correction-Débat (18h30-20h30).
La construction du fait régional dans la caraïbe insulaire de 1945 à nos jours.
«On konstrisyonnman ka sòti adan zantray a on réjyon : Bannzil karayib. Ki wach a'y é dékatman a'y dépi 1945 jik jodijou ?»


SOIRÉE DECLÔTURE : MARDI 13 MAI 2008 18H30





QU'EST-CE QUE « YO TÉ POU NOU SÉ » ?





Voilà six ans, en Juillet 2001 paraissait dans « Sept magazine » un appel intitulé
« YO TE POU NOU SE » signé de 300 guadeloupéens de toutes conditions. Cet appel indiquait à la Guadeloupe, l'importance du bicentenaire des événements de 1802 à venir autour de deux idées nouvelles :
- Le rétablissement de l'esclavage en Guadeloupe par Napoléon BONAPARTE et le Général RICHEPANSE constitue pour le Guadeloupéen un épisode unique et fondamental pour comprendre sa constitution en tant que peuple. C'est en effet le seul peuple de la Caraïbe à avoir connu deux fois l'esclavage en l'espace de 10 ans. L'esclavage, son abolition en 1793-1794, son rétablissement en 1802. Ce traumatisme fondateur de ce que nous sommes aujourd'hui méritait, au-delà de la glorification de héros, réflexions et échanges sur nous même au travers du bicentenaire de 1802.
- Les quelques 10000 victimes (morts au combat, exécutés, emprisonnés, déportés) d'une population de plus de 100000 âmes (soit 10% de la population guadeloupéenne de l'époque) représentent un événement considérable qui déterminera le XIXème siècle guadeloupéen.
YO TE POU NOU SE entreprit alors de recueillir 10000 signatures en l'honneur des 10 000 victimes de 1802. Dès Octobre 2001 et durant toute l'année 2002, par les moyens les plus divers, 10 000 signatures sont recueillies. Elles sont regroupées dans des registres de 1000 signatures, registres qui ont été présentés à la Guadeloupe à Trois-Rivières (un registre), Sainte-Anne (trois registres), Basse-Terre (cinq registres), Capesterre Belle-Eau (sept registres). En Mars 2003 les 10 registres sont présentés à la Guadeloupe dans la désormais fameuse soirée de Petit-Bourg.
Les 28 et 29 Novembre 2003, alors que ce préparait le cent cinquantenaire de l'arrivée des Indiens en Guadeloupe, YO TE POU NOU SE organisait à Pointe-à-Pitre une manifestation inédite,
« De Solitude à Sidambarom» où deux enfants de la Guadeloupe, chacun à des époques différentes et dans des conditions particulières ont contribué à nous construire par leurs sacrifices et des difficultés sans nom. Phénomène inédit en Guadeloupe, un léwoz, une procession et un sanblanni sont organisés avec succès en hommage aux « 10 000 âmes errantes de 1802, et tout ceux qui tout au long du XIX ème siècle, quelque soit leur origine ont forgé notre âme de Guadeloupéens ».
Après ces évènements consacrés à ces figures symboliques , YO TE POU NOU SE poursuivit son œuvre d’éclaircissement de l’histoire de la Guadeloupe, organisant du 24 au 26 novembre 2006, les rencontres guadeloupéennes : « Neg é Zendyen en Guadeloupe, des hommes se rencontrent (1855-1905) ». Cette manifestation se déroula à la faculté de droit de Fouillole. Ces Rencontres ont eu l’ambition de permettre à des guadeloupéens de se pencher sur leur passé, sur les processus de création qui en ont résultés en Guadeloupe, sur les représentations élaborées par des générations d'aînés au cours du temps.
L’UNIVERSITÉ POPULAIRE DE YO TÉ POU NOU SÉ


« LÉKOL A NOU SÉ »


En cette fin d’année 2007, Yo Té Pou Nou Sé initie une expérience d’université populaire sur le terrain de l’Histoire. Pourquoi une telle initiative ? Pourqui, quand et comment se déroulera-t’elle ?

« On lanmè pa konnèt » Un océan d’ignorance
A l’heure où de profondes mutations recomposent le monde et qu’autour de nous la Caraïbe se construit en pleine conscience d’elle-même, la Guadeloupe, son peuple et ses élites semblent ballottés, hagards, à la recherche de ce qu’ils sont.
Une évidence apparaît, nous naviguons sur un océan d’ignorance, une immense méconnaissance de nous même. « On lanmè pa konnèt ».
Or aujourd’hui plus qu’hier, l’avenir dépend de la connaissance. Et d’abord pour un peuple, de la connaissance de soi, donc de son histoire. Comment croire pouvoir viser l’excellence, affirmer sa culture et son être au monde, pour un pays éduqué dans l’incompréhension de son passé ?
Affirmer notre humanité, optimiser nos capacités, s’ouvrir au reste du monde, participer à l'essor de la Guadeloupe, ne saurait se réaliser hors la connaissance de son histoire inscrite dans celle de la Caraïbe.
Yo Té Pou Nou Sé espère, par cette université, contribuer modestement à l’éveil civilisationnel de notre société, de ce qui l’a construit, des mécanismes qui depuis des siècles président à notre émergence de peuple caribéen. «Lékol a nou sé » entend devenir un lieu d’acquisition de connaissance, un maillon pour une pensée guadeloupéenne de soi et du monde.

« On lékol avè pèp la » une université populaire
Cette expérience d’université populaire est ouverte à tous, sans hiérarchisation des femmes et des hommes qui souhaitent y participer.
Basée sur la libre adhésion, elle se veut un outil au service de la maturation d’une conscience historique guadeloupéenne. Elle s ‘adresse à tous les acteurs de notre société, quelque soit leur statut social, jeunes, adultes, aînés, lycéens, étudiants, enseignants, chômeurs, artistes, ouvriers, employés, entrepreneurs, cultivateurs, artisans, cadres d’entreprises …, à tous ceux qui animés d’un désir, veulent apprendre, et se pénétrer d’une autre vision d’eux même, de la Guadeloupe et de son peuple. « Lékol a nou sé, on lékol avè pèp la »

« Ki lékol a nou sé » Quelle université ? »

La première saison 2007-2008 est une saison expérimentale de mise en place. L’université populaire de Yo té pou nou sé se veut une démarche collective unissant enseignants et élèves autour des 5 principes suivants :
La connaissance est un processus long, profond, cumulatif, basé sur le travail, excluant bavardage, approximation et m’as-tu-vu.
L’histoire est une construction s’inscrivant dans une démarche combinant de multiples approches en vue d’appréhender la complexité du passé comme du présent ;

Les cours de « Lékol a nou sé » ne sont pas des conférences-débats, mais des cours dans lesquels les élèves viennent acquérir un savoir.
La transmission de la connaissance ne saurait s’effectuer sans vérification de celle-ci ; une forme d’évaluation suivie d'une correction collective sera expérimentée cette année.

«Lékol a nou sé » est un espace de respect mutuel, respect des élèves, respect des intervenants qui bénévolement offrent leur savoir au service de tous.
La présente saison s’articule autour de six (6) modules de 2 sessions chacun (chaque session étant de 2 heures).
Deux sorties pédagogiques sur le terrain compléteront le programme (découvertes d’un fort et d’une habitation-sucrerie).
« Lékol a nou sé » est, pour cette première expérience, d’accès libre sans droits d’inscription.
Chaque session sera accompagnée d’un cahier du cours (l’ensemble des 6 cahiers pouvant être acheté pour la modique somme de 10 €) .
A l’issue de cette saison, lors d'une soirée, un bilan associant élèves et enseignants nous permettra, ensemble, d’affiner ce projet de « Lékol a nou sé ».
Module 1 : XVIIème siècle, Jean (B) BARFLEUR

La vision amérindienne de la colonisation européenne des Petites Antilles (1620-1660).
« Ki zyé Mérendyen ka voyé asi Ewopéyen ka varé tililèt a lé Zanti ( 1620-1660) »

Mardi 4 décembre :àCOURS (18h30-20h30)
Mardi 11 décembre :àEvaluation-Correction-Débat(18h30-20h30)


A l’aube du XVIIème siècle les européens investissent les Petites Antilles.Quelle lecture les caraïbes ont-ils tirée de la colonisation de leur territoire ? Qu’en ont-ils compris, interprété, conclu ?

Module 2 : XVIIIème siècle, Jean-pierre SAINTON

Le travail sur l’habitation sucrerie du temps de l’esclavage en Guadeloupe (XVIIIe siècle)
« Jouk asi bitasyon a sik, an tan a lèsklavaj asi tè Gwadloup ( XVIIIe siek) »
Mardi 8 janvier :àCOURS (18h30-20h30)
Mardi 15 janvier : Evaluation-Correction-Débat (18h30-20h30)

Une approche du travail esclavagiste au plus près de la réalité à partir d’un document peu connu,
« De l’exploitation des sucreries, ou conseil d’un vieux planteur aux jeunes agriculteurs des colonies » de J-B Poyen de Sainte-Marie ( 1792).

Module 3 : XIXème siècle, Georges LAWSON-BODY

« Processus de socialisation des nouveaux libres dans la 2ème moitié du XIXème siècle ».
« Ki jan sé Nouvo Lib la, ka fè plas a yo an sosyété-la, an dézyenm moso a XIXe syèk-la? »
Samedi 26 janvier :àCOURS (9h-12h)
Samedi 9 février :àEvaluation-Correction-Débat (9h-12h)

Observer, analyser comment les esclaves ont rompu avec le statut de « biens meubles » pour construire leur socialité, leur humanité.

Module 4 : XXème siècle, Claude HOTON

La pensée politique d’Achille-René BOISNEUF, archaïsme ou modernité ?
«Pansé politik a Achil Rèné Bwanef : i rasi oben i fwé? »
Mardi 19 février :àCOURS (18h30-20h30)
Mardi 26 février :à Evaluation-Correction-Débat (18h30-20h30
)
S’interroger à travers les écrits et les actions au Conseil Général, sur l’originalité et les archaïsmes de la pensée politique de l’un des géants du monde politique Guadeloupéen.
Module 5 : XXème siècle, Eliane SEMPAIRE-ETIENNE

Les Antilles françaises pendant le second conflit mondial : Contexte caribéen, américain et français.
« Lé Zanti fwansé pannan lagè trant-nèf. Sitiyasyon a yo avè la Karayib, Lamérik é la Fwans »
Mardi 4 Mars :à COURS (18h30-20h30)
Mardi 11 mars :à Evaluation-Correction-Débat (18h30-20h30)

Quelles étaient les situations économiques et politiques de ces deux colonies, les choix politiques et stratégiques de leurs administrateurs et élus ? Quels rapports contradictoires entretiennent-ils alors avec les autorités du puissant voisin et celles des colonies anglaises proches ?

Module 6 : XXème siècle, Lydia BARFLEUR-LANCREROT

La construction du fait régional dans la caraïbe insulaire de 1945 à nos jours.
«On konstrisyonnman ka sòti adan zantray a on réjyon : Bannzil karayib. Ki wach a'y é dékatman a'y dépi 1945 jik jodijou ?»

Mardi 8 avril :à COURS (18h30-20h30)
Mardi 15 avril :à Evaluation-Correction-Débat (18h30-20h30).

Comment l'espace régional caribéen insulaire s'est-il construit? Comment les Etats nouvellement
indépendants de la Caraïbe insulaire se sont-ils appropriés leur espace, leur région, leur civilisation?

SOIRÉE DECLÔTURE : MARDI 13 MAI 2008 18H30
UNIVERSITÉ POPULAIRE DE YO TÉ POU NOU SÉ

LÉKOL A NOU SÉ
Prèmyé dè
Désanm 2007-Mé 2008
Au BIK KREYOL
Zone artisanale de Beausoleil Baie-Mahault
BA TOUT MOUN
ANTRÉ LIB

Inscriptions : 0690 34 70 60 - 0690 39 77 89 - 0690 69 67 08
Email : yotepounouse@gmail.com
Bik Kréyol : 0690 39 27 06 – 0690 39 30 56




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